On a tourné le clip un matin de septembre, au Cap Ferret, plage de la Torchère. Le sable mouillé, le vent contre les oreilles, le ressac qui couvrait la moitié de mes répliques.
## Vingt prises, un seul plan
Vingt prises pour le même plan. C’est ce que j’aime. Le tournage, c’est l’endroit où la chanson cesse d’être un objet et redevient un geste. On reprend, on recommence, on rate, on retrouve. C’est très proche de l’écriture en réalité.
## Une équipe minuscule, une lumière qui ne pardonne pas
L’équipe était minuscule — Sébastien à la guitare, deux caméras, un drone. Personne ne connaissait la chanson par cœur, et tant mieux : ça la rendait à neuf. La lumière de neuf heures du matin sur l’Atlantique, c’est une lumière qui ne pardonne pas. Tout ce qui est faux se voit.
Vingt prises pour le même plan. Ce n’est pas de la perfection, c’est l’inverse — c’est laisser le geste s’user jusqu’à ce qu’il devienne juste.
Quand on a remballé vers midi, le sable avait commencé à sécher et la marée descendait. Sébastien a dit : on a quelque chose. Je n’ai pas répondu.
Auteur-compositeur-interprète, Stephan Paul se distingue par ses sonorités bluesy, folk / rock et ses paroles touchantes. Son premier EP "Dualités" et le single "Je ne suis qu'un homme" sont disponibles sur toutes les plateformes. Son prochain EP "Absinthe" sera disponible dès septembre.
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